burninghat a des idées courtes

Je connaissais bien la citation Tu seras un Homme mon fils de Rudyard Kipling mais n'avais, de mémoire, jamais lu ce poème. Alors j'ai cherché à le lire sur le net. Je suis d'abord tombé sur la traduction française (ou plutôt l'adaptation devrait-on dire) d'André Maurois avant de trouver l'originale.

J'ai eu beaucoup de plaisir à leur lecture alors je vous les livre ici. D'abord l'originale puis la traduction

if

If you can keep your head when all about you
Are losing theirs and blaming it on you,
If you can trust yourself when all men doubt you,
But make allowance for their doubting too;
If you can wait and not be tired by waiting,
Or being lied about, don't deal in lies,
Or being hated, don't give way to hating,
And yet don't look too good, nor talk too wise;

If you can dream - and not make dreams your master;
If you can think - and not make thoughts your aim;
If you can meet with Triumph and Disaster
And treat those two impostors just the same;
If you can bear to hear the truth you've spoken
Twisted by knaves to make a trap for fools,
Or watch the things you gave your life to, broken,
And stoop and build 'em up with worn-out tools;

If you can make one heap of all your winnings
And risk it on one turn of pitch-and-toss,
And lose, and start again at your beginnings
And never breathe a word about your loss;
If you can force your heart and nerve and sinew
To serve your turn long after they are gone,
And so hold on when there is nothing in you
Except the Will which says to them: 'Hold on!'

If you can talk with crowds and keep your virtue,
' Or walk with Kings - nor lose the common touch,
if neither foes nor loving friends can hurt you,
If all men count with you, but none too much;
If you can fill the unforgiving minute
With sixty seconds' worth of distance run,
Yours is the Earth and everything that's in it,
And - which is more - you'll be a Man, my son!

Si

Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et, sans dire un seul mot te remettre à rebâtir
Ou perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir,
Si tu peux être amant sans être fou d'amour
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre
et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre;

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter les sots
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un mot,
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous les amis en frères
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, sans laisser ton rêve être ton maître
Penser, sans n'être qu'un penseur,
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu peux être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer triomphe après défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres la perdront,
Alors, les rois, les dieux, la chance et la victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut mieux que les rois et la gloire,
Tu seras un homme, mon fils.

Je ne résiste pas à l'envie de vous raconter une anecdote qui m'a été rapporté entre un accordeur de piano — c'est lui qui m'a raconté l'histoire — et une violoniste qui venait d'acquérir un archet à 60'000 CHF (env. 48'700 € au cours du jour). Il était un peu sous le choc du prix de cet archet et avait fait part de son étonnement à son amie. Ce à quoi elle répondit: oui mais maintenant avec ça je peux faire de la musique.

Celui qui a le contrôle du passé, disait le slogan du Parti, a le contrôle du futur. Celui qui a le contrôle du présent a le contrôle du passé

George Orwell, 1984

Il me semble, remarqua Pelorat, que le progrès de la civilisation tend essentiellement à limiter la vie privée des gens.

Isaac Asimov, « Fondation Foudroyée », le cycle « Fondation » tome 4

Grande nouvelle aujourd'hui pour les fans de musique instrumentale en générale et de guitare en particulier avec l'annonce d'un G3 réunissant Joe Satriani — forcément vu que c'est lui qui organise —, son compère de toujours Steve Vai et l'immense Steve Lukather.

Affiche du G3

Bon ok à priori ils ne devraient pas tourner par ici. N'empêche traditionnellement les tournées du G3 donnent lieu à des albums incroyables et j'espère que ça ne dérogera pas à la règle cette fois-ci. Et on ne sait jamais, suivant le succès ils pourraient envisager une tournée de grande envergure. En tous cas j'ai vraiment hâte de savoir quels seront les 3 morceaux qui serviront à la traditionnelle jam-session réunissant les 3 gratteux en fin de concert.

Pour ceux qui ne connaitraient voici de quoi vous donner une idée de ce que ça donne quand ils se mettent à jammer avec cet extrait d'une précédente tournée avec Satriani, Vai et Petrucci cette fois-là.

Personnellement, je me réjouis de cet évènement.

Voici le retour en ligne de mes idées (plus ou moins) courtes… Cette fois-ci, j'ai fait table rase de l'existant pour repartir sur une base vierge. J'en ai profité pour supprimer aussi le ventripotent WordPress au profit d'une plateforme bien plus légère, PluXml. Un peu comme un retour aux sources, quand ce blog était un "micro-blog" propulsé par BilboBlog.

Du coup, n'hésitez pas à vous abonner au flux rss (ou mettre à jour votre abonnement) ;-)

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