burninghat a des idées courtes

Si tu as deux heures et demi devant toi et envie de comprendre un peu pourquoi l'économie de nos pays est un tel état déplorable. C'est vraiment édifiant.

La connaissance s'acquiert par l'expérience, tout le reste n'est que de l'information.

Albert Einstein

Chouette montage — dommage de la qualité inégale — de versions studios et live de Fire Garden Suite.

Eargasm assuré… Mais c'est sûrement parce que j'ai un attachement tout particulier avec Fire Garden tout comme avec When the water breaks.

Pour la 1ère fois, hier soir, j'ai décidé de fermer les commentaires à cause d'une énorme vague de spams qui a frappé Idées Courtes. Akismet les bloquait bien tous mais je ne voulais pas que des faux positifs passent pendant la nuit et passer ma matinée à décontaminer tout ça (d'autant que c'était la lie de ce que les spammers produisent).

Initialement Idées Courtes n'avait pas de commentaires donc ça ne me chagrine pas forcément mais les fermer à cause de ces déchets du net me désole un peu quand même.

Je ne suis pas rancunier, mais j'ai de la mémoire

Je ne sais pas de qui est cette citation à l'origine — et Internet ne m'a pas tellement aider à remonter à sa source. Il semblerait juste que les politiciens en soient friands et la citent régulièrement. Aujourd'hui je vais faire mienne cette citation.

Parce qu'il est important que je la remette en ligne ici, cette Fable de La Fontaine. Ce texte a toujours eu un écho très fort chez moi et je le trouve plus que jamais d'actualité.

Le Loup et le Chien

Un Loup n'avait que les os et la peau,
Tant les chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli, qui s'était fourvoyé par mégarde.
L'attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l'eût fait volontiers ;
Mais il fallait livrer bataille,
Et le Mâtin était de taille
A se défendre hardiment.
Le Loup donc l'aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint, qu'il admire.
" Il ne tiendra qu'à vous beau sire,
D'être aussi gras que moi, lui repartit le Chien
. Quittez les bois, vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, haires, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? rien d'assuré : point de franche lippée :
Tout à la pointe de l'épée.
Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin."
Le Loup reprit : "Que me faudra-t-il faire ?
- Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
Portants bâtons, et mendiants ;
Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons :
Os de poulets, os de pigeons,
Sans parler de mainte caresse. "
Le Loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
" Qu'est-ce là ? lui dit-il. - Rien. - Quoi ? rien ? - Peu de chose.
- Mais encor ? - Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
- Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? - Pas toujours ; mais qu'importe ?
- Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. "
Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encor.

Jean De La Fontaine, Les Fables, Livre I

Cette semaine, l'ami Francis m'a fait découvrir la pianiste Hiromi Uehara et son dernier album "Voice" qui est une petite perle.

Cet album me touche vraiment beaucoup. J'oserais la comparaison en disant qu'il n'est pas sans me faire penser au mythique "Trio in Tokyo" du regretté Michel Petrucciani entouré de Steve Gadd et surtout d'Anthony Jackson qui joue d'ailleurs sur avec Hiromi sur cet ablum.

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