GREETINGS PROFESSOR FALKEN
SHALL WE PLAY A GAME?
Aujourd’hui, je me suis risqué à revoir un film qui m’avait fait rêvé enfant: WarGames de John Badham. Il m’a même fait rêvé souvent, parce que je l’avais vu plusieurs fois.
Alors pour les plus jeunes, WarGames est un film plus proche du techno-thriller que du film de science-fiction comme on l’y classe souvent. C’est l’histoire d’un jeune pirate informatique, assez doué pour le phreaking à ce qu’on peut voir dans le film, qui tombe accidentellement sur le serveur gérant le programme stratégique de lancement des missiles nucléaires du NORAD alors qu’il cherchait à pirater un serveur d’un éditeur de jeux vidéos. Ouais rien que ça ! Et en plus il lance une simulation sauf que celle-ci échappe à son contrôle et pourrait bien déclencher l’apocalypse nucléaire avec les gros vilains de l’époque: l’URSS.
Et là normalement on se dit qu’une histoire avec des ordinateurs, des pirates, etc. et sortie en 1983 (ouais coup de vieux, tout ça) ça doit avoir super mal vieilli et être d’un ennui profond. Allez, je suis sûr que c’est ce que tu penses ! C’est d’ailleurs pour ça que j’hésitais à le revoir, je le pensais aussi !
Bonne surprise pour moi, c’est toujours aussi excellent ! Alors oui bon c’est un film des années 80 et ça se voit. Ça on va pas dire le contraire. Mais punaise le scénario était trop bon quand même. Il faut dire qu’ils ont su trouver un équilibre bien trop rare mais efficace pour ce genre d’histoire:
- être précis et réaliste sur certains aspects comme les hacks utilisés par le gamin. Pas de grosse esbrouffe impossible, c'est juste simplifié (comme la scène du phreak d’une cabine téléphonique)
- ne pas balancer des infos techniques instantanément obsolètes comme on peut le voir actuellement dans toutes les séries et qui est d’une idiotie crasse. Donc là on va pas te parler de la vitesse de la connexion (qui doit être à pleurer vu qu’il utilise un modem acoustique qui devrait plonger le jeune spectateur dans une incompréhension totale) ou de je ne sais quelle super capacité de stockage démente de ses disquettes 5"1/4
- faire plein d’allusions et d’hommages qui raviront tous les fans du genre
En vrac, pour les geeks, dans les techniques employées pour pirater des systèmes dans ce film, on trouvera du bête social engineering, du phreaking, du DoS et du Brute Force (ça, c’est Joshua qui s’en sert et c’est peut-être le côté le plus fantaisiste en fait: trouver un code à 10 caractères alphanumérique en brute force en un minimum de temps à cette époque-là, c’est vraiment de la Science-Fiction ;-)).
En conclusion si évidemment le matos a pris un coup de vieux il en prend de fait une dimension presque historique et ce film vaut encore vraiment le coup pour moi. Je me suis régalé et accessoirement je suis un peu retombé en enfance. Mais je ne sais pas si les plus jeunes pourront y trouver leur compte. À tester, vous me raconterez ;-)
THE ONLY WINNING MOVE IS NOT TO PLAY